albert paraz autographe

Paraz (Albert)

(1899-1957)
Romancier et journaliste français. Ami de Céline.

1 lettre autographe signée et 5 lettres tapuscrites signées, 1953-1954, à Nicolas Kousnetzoff (surnommé Popoff), 5 pages 1/4 in-4. Bel et intéressant ensemble évoquant notamment Louis-Ferdinand Céline.

 

« Selon le conseil de Céline, on enc… des cardinaux… »

 

18 mai 1953 : « Mon cher Popoff, ne fauchez pas le catalogue, le directeur de l’institut a dit que les livres de Céline et les miens étaient « réservés aux initiés ». Qu’il fallait avoir « le mot de passe », mais il ne m’a pas dit lequel » (…) « Je vous enverrai « Le Lac des Songes » puis la « Fille du Tonnerre », dont en principe je vois une suite se passant en Russie… »

 

30 avril 1953 : « Je tiens beaucoup à vous envoyer mes livres (…) Ne vous tracassez pas pour le catalogue de l’Institut français de Fribourg. Je l’ai. Un allemand l’a fauché et me l’a envoyé. Evidemment mes livres n’y sont pas, ni ceux de CELINE, mais c’est normal : il faut penser aux enfants de Marie… »

 

1er décembre 1953 : « Je ne crois pas qu’on parle beaucoup de moi le 21 décembre, c’est une grande chose que m’a expliqué Céline, les journaux se mettent toujours d’accord pour ne pas parler de ceux qui leur font des procès… »

 

23 février 1954 : « Je n’ai aucun index contre moi à la radio. Je dirai presque le contraire puisque j’ai foutu les reporters à la porte. Il est vrai qu’ils n’étaient venus ici que croyant y rencontrer Céline, qui, à ce moment là, venait de rentrer en France et était assez craintif. J’ai fait exactement la même chose quand Henri Miller est venu me voir. Mettez que j’étais un peu vexé que ces cons là, des illettrés qui habitent 3 maisons de chez moi, ne viennent me voir que quand j’ai des visites (…) Il y aurait une fortune à faire en enregistrant des gars qui sont un peu à l’écart en ce moment. Pierre Bonardi, Rebatet, Mézigue et Céline bien entendu. Seulement il faudrait immobiliser pas mal d’argent, ces gars là ne feront pas ça pour rien… »

 

11 avril 1954 : « Dites moi ce que vous allez faire à Paris, quelles sont les combines que vous envisagez pour prendre du fric. Est-ce que vous avez l’intention de travailler toujours dans les machines comptables. Dans ce cas j’ai une amie dans ce métier. Elle est en ce moment chez Burrough’s, et si vous vous intéressez au coffre-fort, j’ai un petit copain qui n’est pas mal non plus et que vous pourriez voir avec profit (…) il est allé se faire soigner par Céline. Je suis persuadé que vous aimerez beaucoup à faire sa connaissance… »

 

17 décembre 1954 : « Dans « Sainte Marie » il n’y a ni c.. ni b… mais ça n’a pas l’air de marcher. Aussi, je vais revenir au genre « Pétrouchka » et, selon le conseil de Céline, on enc… des cardinaux. Ça leur apprendra à me faire attendre l’imprimatur !… »


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