Dix Huit Brumaire (Napoléon)

18 Brumaire an 8.
Coup d'État de Bonaparte.

FOUCHÉ Joseph (1759-1820). Ministre de la Police de Napoléon Ier et de louis XVIII.

 

Le Ministre de la Police Générale Aux administrations centrales et municipales de la République, Imprimé de deux pages in-8, Paris, 6 frimaire an 8 (27 novembre 1799), imprimerie  de la République (Paris), vignette « Égalité / Liberté ». Note manuscrite en haut de page : « Reçu le 11 frimaire an 8 ». Texte très intéressant, quelques jours après le coup d’État de Bonaparte. 

 

« Que ceux qui croient encore aux chimères du rétablissement de la royauté en France, apprennent que la République est aujourd’hui affermie… »

 

« Paris, le 6 frimaire an 8 de la République française, une et indivisible.

 

Citoyens Administrateurs,

 

Vous avez applaudi aux succès de la journée du 18 brumaire ; vos administrés ont embrassé avec transport l’étendue des espérances qu’elle leur offre ; les cités et les armées se reposent avec assurance sur la force et la sagesse du génie qui a présidé à cette révolution.

 

Qu’aucune faction, qu’aucun parti n’y cherche des prétextes d’agitation, ou des motifs d’espoir ; tous les voeux, tous les désirs qui n’ont pas pour but unique et exclusif le besoin et l’intérêt de la liberté, seront trompés.

 

Que les insensés qui furent tour-à-tour persécuteurs et victimes, se persuadent bien que l’autel de la justice est le seul asile commun qui leur reste après tant d’agitations et de troubles.

 

Que ceux qui croient encore aux chimères du rétablissement de la royauté en France, apprennent que la République est aujourd’hui affermie.

 

Que les fanatiques n’espèrent plus faire dominer un culte intolérant; le Gouvernement les protège tous également sans en favoriser aucun.

Que les  émigrés trouvent, s’ils le peuvent, le repos et la paix loin de la patrie qu’ils voulaient asservir et détruire; mais cette patrie les rejette éternellement de son sein. L’espérance d’y rentrer ne sera pour eux qu’une trompeuse illusion.

 

Aucune des assurances que je vous donne, Citoyens Administrateurs, ne peut être vaine ; elles doivent suffire aux amis de la République pour les rassurer sur ses destinées.

 

Le Ministre de la Police générale. FOUCHÉ »


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