Résistance Française

 
 

« Testament d’Hitler », tract humoristique, (Paris), Août 1944, en français et en anglais, deux pages in-folio (recto/verso), texte bordé de noir (deuil). Tract très amusant très probablement imprimé juste après la Libération de Paris. 

 

« Je cède à mon ami Goering, le poussah dégonflé, les 150 poils formant ma moustache pour s’en faire une brosse à dent…. »

 

« Testament d’Hitler

je soussigné :

Hitler, dit Adolphe pour les Nasiques et Dodofe pour les Gretchen de mon ex-reich de Fridolin, déclare ce qui suit :

 

Près de vomir mon âme au diable, atteint d’une dysenterie accentuant la couleur brune des pans de ma chemise, ayant les fesses en capilotade (résultat des coups de pieds au cul cueillis sur tous les fronts d’Europe) je veux faire ce testament et désigner les bénéficiaires de mes dernières volontés :

 

Donc : 

 

1° Je cède à mon ami Goering, le poussah dégonflé, les 150 poils formant ma moustache pour s’en faire une brosse à dent.

Je lui donne également le pinceau-relique, souvenir de mon ancien métier de peintre en bâtiment, pour qu’il lui serve à lessiver le reste de notre Colossale Loufvafé en pleine déconfiture.

2° À Goebbels, à celui qui fut le bouffon de la troupe, le roi du mensonge de la propagande, je lègue mon vase de nuit pour s’en faire un micro portatif portant sur toutes les ondes.

A lui mes plans stratégiques pour se les fourrer sous sa jambe gauche, ce qui le refoutra droit comme le commun des Fridolins.

De plus, je lui lègue ma gueule d’empeigne, la puissance de ma voix pour gueuler au secours quand les Alliés lui passeront la corde au cou lors de leur entrée à Berlin.

3° Au pas béni BENITO MUSSOLINI, le filant macaroni, l’homme du bal-con, mon compagnon de poisse, un sombre tableau de l’Abyssine, revu et corrigé par Staline, Roosevelt et Churchill.

Mon livre Mein Kampf pour en faire des papillotes qui lui serviront à faire frisoter le seul cheveu qui lui reste sur le front d’Italie.

4° A mes maréchaux, Généraux, les as de Stalingrad - Rome - Paris, je lègue tout le stock de croix de fer qu’il me reste, croix faites avec tous les fonds de boites à sardines récupérées en Bretagne et en Normandie.

Mon bâton de Maréchal, à charge pour eux de le mettre dans les roues du char de notre état roulant vers la plus sombre des catastrophes.

5° A ma Wermarcht, toutes mes larmes de crocodiles pour l’avoir fait mettre en l’air au quatre coins du Monde.

6° Enfin à Laval, Luchaire, H. Paquis, et tous mes fidèles Franzosen en villégiature à Baden-Baden, y compris les salopards qui tombèrent dans le panneau de la collaboration et passèrent à ma caisse largement ouverte, je lègue tous les drapeaux, les bannières à croix gammées pour qu’ils s’en fassent des caleçons le jour du grand bain et de la lessive générale.

 

fait à ———, le ——— Août 1944

en pleine décomposition mentale, cérébrale et physique.
DODOFE HITLER

Roi des Petits Rigolos ». 


200 €