Fédérés (1792)

Etienne-Jean Panis (1757-1832)
Révolutionnaire français.

PANIS Étienne-Jean (1757-1832). Révolutionnaire français.

 

Document signé, co-signé par Joseph-Marie Mollard, Paris, 16 juillet 1792, 1 page in folio, en-tête de la Municipalité de Paris, Département de Police et Garde Nationale..

 

La municipalité de Paris subvient aux frais de nourritures des Fédérés  

 

« Les Officiers Municipaux commissaires de la fédération autorisent le Comité de la Section du Luxembourg à disposer des fonds provenant des soumissions faites par les citoyens pour subvenir aux frais de nourritures de vingt et un de nos frères d’armes destinés à aller au camp de Soissons. Sauf à Messieurs du Comité d’en rendre un compte détaillé.

Les officiers municipaux commissaires de la fédération.

Molard. Panis ».  

 

Le 8 juin 1792, dans un contexte de défaites militaires françaises et de radicalisation politique, la Législative, « considérant qu'il est avantageux de resserrer les liens de fraternité qui unissent les Gardes nationales de tous les autres départements avec celle de Paris », décrète que 20 000 gardes nationaux se réuniront à Paris le 14 juillet. Cette force révolutionnaire est destinée à protéger la capitale. Mais le roi met son veto à ce décret et persiste dans son refus malgré la journée du 20 juin. Le 2 juillet, l'Assemblée passe outre et autorise les fédérés à se rendre à Paris pour y célébrer le 14 Juillet. Dans une atmosphère exaltée de mobilisation nationale, les fédérés affluent vers la capitale. Sur leur chemin, les Marseillais, qui, avec les Bretons, forment les plus gros bataillons, popularisent le Chant de guerre pour l'armée du Rhin, auquel on donne alors le nom de « Marseillaise ».


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