(Beaumarchais)

(1732-1799)
Ecrivain, homme d’affaires français

Comité de Sûreté générale, Document signé par quatre de ses membres : Élie Lacoste (qui a rédigé le document), Louis-Thomas Hébert de Lavicomterie, Joseph-Nicolas Barbeau Dubarran et Jean-Antoine Louis du Bas-Rhin, 24 ventôse an II (14 mars 1794), 1 page in-folio, en-tête Convention Nationale. Comité de Sûreté générale et de Surveillance, sceau sous papier.

 

Très intéressant document : En pleine Révolution, Mise sous sequestre des biens de Beaumarchais.

 

« Le Comité de Sûreté générale de la convention nationale, considérant que le 28 novembre 1792, Beaumarchais a été mis en état d’accusation, et que le dix février 1793, la convention nationale a décrété qu’il serait accordé un sursis de deux mois, au décret du 28 9bre rendu contre ledit Beaumarchais ; considérant que depuis cette époque cet individu n’a pas reparu sur le territoire français, ou au moins que rien ne le constate, et qu’il doit être consequemment réputé emigré ; arrête que les biens appartenants au dit Beaumarchais seront mis en séquestre, et que l’administration des domaines nationaux faira procéder sans délai ce sequestre, et sera tenu sous sa responsabilité personnelle d’en rendre compte.

Les représentants du peuple, membres du comité de sûreté genéral.

Elie Lacoste, Lavicomterie, Dubarran, Louis du Bas-Rhin ». 

 

En 1790, à 58 ans, Beaumarchais s’était rallié à la Révolution française qui l’avait nommé membre provisoire de la commune de Paris. Mais Beaumarchais avait quitté les affaires publiques pour se livrer à de nouvelles spéculations. Il se ruine presque en voulant fournir des armes aux troupes de la République (affaire des fusils de Hollande en mars 1792). Devenu suspect sous la Convention, il est emprisonné à l’Abbaye pendant la Terreur (courant août 1792). Il échappe cependant à l’échafaud et se tient caché quelques années. Il s’exile à Hambourg puis revient en France en 1796.


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