Gardes Suisses (1789)

Charles-Joseph de Bachmann (1733-1792)
Major général des Gardes Suisses au service de la France qu'il dirigea lors de la journée du 10 août. Il fut guillotiné.

Lettre signée, Paris, 19 juin 1789, à M. Forestier, « quartier-maître-trésorier des Gardes-Suisses », 1 page in-4, adresse. Très rare.

 

Paiement des compagnies de Gardes-Suisses.

 

« M. le Colonel, mon cher Forestier, ordonne que vous délivriez aux compagnies les 8123 ll 6 s que vous avez touché au Trésor royal au sujet (…) savoir des compagnies de fusiliers comptées sur le pied des 170 hommes chacune et celles des grenadiers sur le pied de 52 hommes.

M. Le colonel ordonne pareillement que des à présent vous ne donniez plus les 1200 ll que vous avez payés par mois jusqu’à cette heure.

Je n’ai reçu la lettre de M. le colonel sur ces deux objets qu’hier au soir. je vais suivant les ordres informer le régiment (…)

je vous embrasse de tout mon coeur.

Bachmann ».

 

 

Après la journée du 10 août 1792, Bachmann échappe au massacre mais est arrêté peu après et conduit à la Conciergerie. Seul officier suisse ayant participé à la journée du 10 août à être traduit devant un tribunal révolutionnaire, il est accusé d'avoir commandé le régiment des gardes suisses et ordonné à ses soldats de tirer sur la foule des émeutiers. Le 2 septembre 1792, la seconde section du Tribunal criminel, établi au Palais de Justice à Paris par la loi du 17 août 1792 et présidée par le juge révolutionnaire Matthieu, condamne Charles-Joseph-Antoine-Léger Bachmann à la peine de mort.


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