andré gide autographe

Gide (André)

(1869-1951)
Ecrivain français

Lettre autographe signée, Cuverville, 15 septembre 1911, à Henry Davray, 4 pages in-12.

 

André Gide affirme l’idéal d’excellence de la NRF nouvellement fondée.

 

« Nous avons désir de ne donner que du très bon, très bien traduit, de sorte que la seule marque de la maison soit déjà pour le lecteur une importante garantie… »

 

« Mon cher Davray,

Avez-vous décidé quelque chose au sujet de Kipps ? (roman de H.G. Wells, auteur dont Henry Davray traduisit plus d’une quinzaine d’oeuvres) Je sais que vous avez ici tout pouvoir, et une lettre de Wells nous le confirme qui nous dit tout à la fois la passagère perplexité où vous vous trouviez au sujet de la traduction de ses derniers livres, et que volontiers il verrait tel de ceux ci-paraître dans notre collection (…)

Dois-je vous dire le plaisir personnel que vous me feriez en apportant Kipps à la Nouvelle revue française (j’entends non point à la revue, mais à la maison d’édition). Vous savez que le livre serait en très bonne compagnie. De plus, n’ayant jamais songé à tirer profits de notre maison d’édition, les conditions que nous pourrions vous proposer seraient sans doute aussi bonnes, sinon meilleures que celles de n’importe quelle autre maison.

 

Kipps entrerait dans le rayons « traductions » de notre bibliothèque, où nous avons désir de ne donner que du très bon, très bien traduit, de sorte que la seule marque de la maison soit déjà pour le lecteur une importante garantie (…) (Finalement, Davray ne traduirait pas Kipps, ni pour les éditions du Mercure de France, ni pour celles de la NRF). 

Vous ai-je écrit depuis mon voyage en Angleterre ? et dit que j’avais eu plaisir à parler de vous avec Conrad (André Gide supervisa la traduction de plusieurs oeuvres de joseph Conrad). Mon meilleur temps de vacances s’est passé à Montigny auprès d’Edmund Gosse (écrivain et critique littéraire anglais qui fut un des premiers à faire connaître Gide en Angleterre) (…)

André Gide ». 

 

De 1900 à 1937, Henry-David Davray traduisit plus d’une quinzaine d’oeuvres du romancier anglais H.G. Wells, dont La Guerre des mondes, La Machine à explorer le temps, ou L’Île du docteur Moreau.  

 

700 €