desbordes valmore autographe

Desbordes-Valmore (Marceline)

(1786-1859)
Poétesse française

Lettre autographe signée, Paris, 19 et 20 mai (1843), à Madame Geille (femme du graveur Amédée Félix Barthélemy Geille) , 2 pages 1/4 in-8, adresse.

 

Belle lettre de soutien après la mort d’Amédée Geille (14 mai 1843)

 

« La lutte est finie. Courbez-vous doucement devant Dieu… »

 

« Chère dame Aimée. Votre lettre est comme votre vie, un acte de courage. Si vous soulagez votre douleur en m’en parlant, vous savez que mon coeur est ouvert à votre voix chérie. Vous êtes constamment devant mes yeux dans votre malheur Auguste. 

Je l’honore autant qu’il est immense. À présent subissez-le sans vous briser. La lutte est finie. Courbez-vous doucement devant Dieu, car vous êtes une Sainte femme et vous pouvez avoir pitié de vous-mêmes.

Tous ceux qui en auront pour vous feront preuve de jugement car je ne pense pas que sur Terre il y ait rien de si digne d’être plaint et aimé que vous, chère madame Geille !

 

J’ai écrit à monsieur Cavé. Que Dieu lui fasse lire ma lettre et le sentiment qui me l’a fait envoyer. Attention, hélas puisqu’il faut attendre !

 

20 mai.

Suivant votre désir d’hier au soir, j’ai été tout à l’heure chez Monsieur Forster. Il m’a positivement promis d’aller vous voir incessamment, désireux de faire ce qui serait en son pouvoir en preuve de l’intérêt qu’il prend à votre position. Il m’a dit qu’il causerait avec vous de l’idée que vous auriez de conserver l’Atelier. Son accueil a été plein de bonté et de bienveillance.

Dites à Fanny comment vous vous portez, car j’en suis fort inquiète (…)

Mme Valmore ».



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