Bossuet (Jacques-Bénigne)

(1627-1704)
Homme d'Église, évêque de Meaux, prédicateur et écrivain français.

Lettre autographe signée, « JBenigne E de Meaux », Meaux, 3 août 1687, au Révérend père rené Rapin de « la Compagnie de Jésus », 2 pages in-8, adresse au verso et fragment de cire rouge.

 

Intéressante lettre sur l’éloge du Grand Condé.

 

« J’avois mon Reverend Pere a vous remercier du Magnanime quand vostre lettre est venue m’obliger a un nouveau remerciement par les honnestetés qu’elle contient.

Il y aura dans l’éloge de feu M. le Prince de quoy contenter la délicatesse de vos lecteurs et en particulier toutes celles de M. son fils. Il ne me sera pas difficile de luy dire beaucoup de bien d’un ouvrage pour qui j’ay toute l’estime possible.

Je vous serai tres obligé de faire mes remerciements tres humbles à monsieur et madame d’entregue.

Je suis de tout mon coeur et avec toute l’estime d’un mérite comme le vostre… ».

 

L'Oraison funèbre de très haut et très puissant prince Louis de Bourbon, prince de Condé, premier prince du sang, également connue sous le titre de Oraison funèbre du Grand Condé, est un éloge à la mémoire de Louis II de Bourbon-Condé (1621-1686) prononcé par Bossuet le 2 mars 1687 en la cathédrale Notre-Dame de Paris. Ce discours, réputé pour son éloquence, est la plus célèbre des oraisons funèbres écrites par Bossuet avec celle d'Henriette d’Angleterre.

Réconcilié avec son cousin le Grand Condé, Louis XIV lui avait offert des obsèques royales et avait chargé personnellement Bossuet de prononcer son éloge. Ce choix était d’autant plus logique que l’évêque de Meaux, alors à l’apogée de sa gloire, était aussi le prêtre qui avait dirigé la conversion religieuse du Grand Condé et son retour au catholicisme.



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