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Révolution française - Lepeltier de St Fargeau

Louis-Michel Lepeltier de Saint-Fargeau.


(1760-1793). Conventionnel assassiné. Premier martyr de la Révolution.

Ordre de la marche et des cérémonies qui seront observés aux Funérailles de Michel le Pelletier, député à la Convention nationale, à qui l’Assemblée accorde les honneurs du Panthéon Français, imprimé d’époque de 8 pages in-8, Paris, imprimerie de l’Hôtel de Londres, (janvier 1793).

 

Rare imprimé concernant les funérailles du conventionnel assassiné le 20 janvier 1793, à la veille de l’exécution du roi Louis XVI. 

 

« Lepelletier de Saint-Fargeau, âgé de 38 ans (sic), ci-devant président à Mortier du parlement de Paris, membre de l’assemblée constituante et de la Convention, n’est plus ; ses vertus, son patriotisme ne sont plus de ce monde… Paris, ci-devant garde du corps l’a immolé à sa cruelle vengeance.

Pleurons, citoyens, oui pleurons l’auteur du code pénal, un républicain entièrement dévoué à sa patrie (…) Tout le monde sait que le 20 de ce mois, Lepelletier qui avait voté pour la mort de Louis XVI, s’est trouvé à dîner sur les trois heures chez Febvrier, restaurateur au palais égalité… »

 

Après avoir été un opposant de la peine de mort, Lepeltier se ravise et, non sans avoir hésité, il vote la mort de Louis XVI le 20 janvier 1793. Le soir même de son vote, il se rend chez Février, restaurateur au Palais-Royal. Un ancien garde du roi, Philippe Nicolas Marie de Pâris, qui cache un sabre sous sa houppelande, se présente devant lui et lui dit, selon les témoignages : « C'est toi, scélérat de Lepeletier, qui as voté la mort du roi ? », ce à quoi il aurait répondu : « J'ai voté selon ma conscience ; et que t'importe ? » Pâris lui enfonce alors son épée dans le côté en lançant : « Tiens, voilà pour ta récompense », avant de s'enfuir. Blessé à mort, Lepeletier n'aurait pu dire que : « J'ai froid ! »Transporté au domicile de son frère, 8 place Vendôme, il y expire le 20 janvier 1793 vers onze heures du soir, soit quelques heures avant l'exécution de Louis XVI le lendemain.

 

Considéré comme le « premier martyr de la Révolution », son corps fut exposé dans une mise en scène grandiose place Vendôme, avant qu'on procède à ses obsèques, le 24 janvier 1793. Il fut inhumé au Panthéon de Paris.


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