Camille Desmoulins autographe

Desmoulins (Camille)

(1760-1794)
Journaliste et orateur révolutionnaire, Conventionnel

Manuscrit autographe de Poésies (fragment), 4 pages petit in-8, sur un feuillet double paginé 5-6 et 11-12.
Compositions poétiques de jeunesse, faites au collège. La première pièce, élégie amoureuse dont le début manque, compte 52 vers, et s’achève sur le désespoir de l’amoureux trompé :
 
« Ma Chloé, tu ne m’aimes plus
Quel dieu de mon bonheur peut renouer la trame »
 
Le feuillet suivant présente les six derniers vers d’une plaisanterie galante adressée à un certain Pelanne, qui s’achève ainsi : « non rien n’égale tes talens / Que ta douceur et ta modestie ». Le court poème qui suit (5 vers) est précédé de cette introduction : « Mr Pelanne ayant reçu ces vers le matin comme il entroit en classe, me renvoya ceux-ci après quelques minutes »… Y répond un poème de deux dizains, ainsi introduit : « Ne voulant pas demeurer en reste de politesse, je lui présentai les vers suivans le soir comme il entroit en classe » :
 
« Je poursuivois dans notre république
Votre canonisation (…)
Et ce matin il a fait en logique
Un impromptu qu’avoueroit Apollon
Ainsi néant fut mi au bas de ma supplique ».
 
Le manuscrit s’achève sur un leste Cartel dont on n’a que les douze premiers vers :
 
« Ne crois pas que je badine
M’a-t-il dit fièrement
Viens coquin je t’attends
Je t’attends dans la cuisine
Derrière un tonneau de vin blanc ».
 
Camille Desmoulins, après avoir fait ses premières études dans une pension tenue par des religieux, au Cateau-Cambrésis, devient pensionnaire boursier au collège Louis-le-Grand à Paris (entre 1776 et 1784). D’abord élève de cet établissement, il devient par la suite étudiant à l’école de droit.
 
 
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