Jean Baptiste Drouet autographe revolution

Drouet (Jean-Baptiste)

(1763-1824)

Révolutionnaire français, conventionnel. Maître de poste à Sainte-Menehoulde, il reconnut Louis XVI au moment de la fuite à Varennes et le fit arrêter. 



Apostille autographe signée de 10 ligne (en tant que représentant dépeuplé près des Armées du Nord) en bas d’une attestation de patriotisme signée par plusieurs officiers en faveur du Capitaine Monsigny, 13 septembre et 16 septembre 1793, 2 pages in-folio, en-tête de l’Armée du Nord, cachet de cire rouge. 

 

« Aucun fait qui puisse faire suspecter son civisme… »

 

« Armée du Nord, 8e régiment d’infanterie.

 

Nous officiers, sous-officiers et soldats voulant donner au capitaine Monsigny un témoignage de l’estime que nous lui portons, certifions à tous ceux qu’il appartiendra que le Citoyen Capitaine s’est toujours conduit en bon et brave soldat, que depuis la révolution qui a amené le Reigne de la Liberté et de l’Égalité dans notre patrie, toutes ses actions ont été dirigées par le patriotisme le plus pur ; Mais la loi ne permettant pas de le distinguer parmi ceux issus d’une caste dont il n’est que trop vrai que la majeure partie n’a pas été fidèle aux serments contractés par eux, nous nous empressons de lui donner ce témoignage afin qu’il puisse jouir parmi ses concitoyens due l’estime qu’il mérite à tous égards et que nous ne cesserons d’avoir pour luy.

Au cantonnement de Bachan le 13 septembre 1793 (…) 

 

Jean Baptiste Drouot écrit à la suite : « Vu les attestations ci dessus, nous représentant du peuple près des armées du Nord, et des Ardennes, déclarons que le Citoyen ci-dessus, n’a rien contre lui qui puisse lui être reproché. Qu’il n’est parvenu à notre connaissance aucun fait qui puisse faire suspecter son civisme et qu’il n’a été suspendu que comme ayant joui des privilèges de la noblesse en entrant dans son corps (…) Maubeuge, le 16 septembre l’an 2 de la République. Drouet ». 

 

Élu député en septembre 1792 à la Convention, Jean-Baptiste Drouet siégea sur les bancs des montagnards. Il fut nommé membre de la Commission des Vingt-Quatre chargée d'inventorier les documents de l'armoire de fer. Dans le procès du roi, il vota contre l'appel au peuple, pour la mort et contre le sursis. Le 13 avril 1793, dans l'affaire de Marat, il se prononça contre sa mise en accusation. Fougueux, il était partisan d'une république dure, il disait : « Soyons brigands, s'il faut l'être, pour le salut du peuple ». Il fut envoyé en qualité de commissaire à l'armée du Nord (1793), s'enferma dans Maubeuge, assiégé par l'armée du prince de Cobourg et tomba aux mains des Autrichiens. Il ne revint en France qu'en décembre 1795, échangé avec d'autres révolutionnaires contre Madame Royale (la fille de Louis XVI).


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