desbordes valmore autographe

Desbordes-Valmore (Marceline)

(1786-1859)
Poétesse française

Lettre autographe signée, 22 novembre 1837, à Mlle Léonie d’Erville, 3 pages in-8, adresse. Belle lettre de Marceline Desbordes-Valmore accablée par le perte de son meilleur ami et par la mauvaise santé de son mari.
 
« Dieu m’honore de grandes expiations et j’ai beaucoup pleuré depuis votre départ. La perte imprévue d’un excellent ami, de toute ma vie, Monsieur Hébert  m’a jetée dans un accablement de cœur à ne pas vous le décrire. Au même instant presque, mon cher Mari est tombé gravement malade et moi dans une consternation profonde. Je tâche, mon cher Ange, de m’élever aussi haut que ces croix aimées – mais je suis faible et souvent les larmes me surmontent – votre courageuse mère me revient souvent à la pensée elle sait bien que la vie est triste ! » Cependant son fils reste à Paris, sur le conseil de son maître de Grenoble : « C’est une caresse de Dieu ! ».
 
Joint : 2 lettres autographes signées d’Ondine Valmore (fille de Marceline) à Mlle Léonie d’Erville : 
5 décembre 1829 (2 pages ¼ in-8) : « Hyacinthe » (dite Ondine) envoie des condoléances à son amie pour la perte de son père, et s’enquiert de « petite mère » qui doit être à plaindre aussi : « Tous ces malheurs ne prouvent-ils pas que nous avons été créés que pour souffrir sur terre. N’est-ce pas aussi la preuve que Dieu nous attend là-haut pour nous consoler ».
Samedi 2 (2 pages ¼ in-8) : Ondine transmets la proposition d’une place de gouvernante auprès du fils d’une dame polonaise : « on demande quelques émoluments vous sembleraient convenables. Si votre affaire de Vienne n’est pas conclue, celle-ci vous ferait attendre quelque chose de meilleur »…
 
 
750 €