Gustave Flaubert lettre autographe signée

Flaubert (Gustave)

(1821-1880)
Ecrivain français

Lettre autographe signée, sans lieu, mercredi soir (1872 d’après une autre main), à Edmond Laporte, 1 page in-8, liseré de deuil. Cachet de collection « EL » 

 

Gustave Flaubert évoque son grand ami Louis Bouilhet, disparu en 1869.

 

« Je vous engage à amener votre domestique. Le mien n’est pas habile dans le soin des chevaux et j’ignore sous ce rapport les talents de mon jardinier.

je vous attends de bonne heure - afin que nous puissions causer un peu de notre cher petit qui n’est plus là.

Tout à vous.

Flaubert ».

 

En janvier 1872, Flaubert publia et préfaça les Dernières chansons de celui qu’il appelait sa « conscience littéraire ». Edmond Laporte (1832-1906) était le dernier ami intime de Flaubert. Conseiller général républicain de la Seine-Inférieure ayant démissionné pour ne pas prêter serment à l’empereur, Edmond Laporte dirigeait une manufacture de dentelle près de Croisset. Il rencontra Flaubert au tournant de 1865 et 1866, et en devint le plus proche ami après la mort de Louis Bouilhet et de Jules Duplan.

Affublé par l’écrivain des surnoms les plus divers, « Bab », « Bardache », « Sylphe des salons », « Furet des boudoirs », Edmond Laporte lui apporta son aide dans divers domaines, investissant notamment des capitaux dans l’affaire du mari de sa nièce chérie, Caroline Commanville. La ruine de Commanville et de Flaubert brouilla les deux amis en 1879. La fille d’Edmond Laporte épousa le spécialiste de Flaubert, René Dumesnil.

Edmond Laporte collabora aux recherches de Flaubert pour Bouvard et Pécuchet, l’accompagnant en juin 1874 et septembre 1877 dans ses voyages de repérage, lui fournissant des « copies » et notes de lecture destinées à enrichir le « Sottisier » de la seconde partie du roman. 


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