josephine beauharnais autographes manuscrits

Beauharnais (Joséphine de)

(1763-1814)
Impératrice des Français

Lettre signée « Lapagerie Bonaparte », Paris, 26 thermidor an 8 (14 août 1800), au ministre de la Police Joseph Fouché, 1 page in-4, avec apostille autographe signée de son paraphe de Joseph Fouché.

 

Rare réunion des signatures de Joséphine et de Fouché.

 

« Vous m’obligerez particulièrement, Citoyen Ministre, en accordant une surveillance au Cen et à la Cene Defougis qui sont en réclamation et dont les noms sont compris dans la liste actuellement sous les yeux du premier Consul.

Agréez les témoignages de mon entière considération.

Lapagerie Bonaparte ». 

 

en marge Fouché écrit : « Accordé mais seulement à radiation ».

 

Sous le Consulat, le retour des émigrés en France s'accélère. Napoléon Bonaparte a en effet pour objectif de mettre un terme aux divisions nées de la Révolution. Déjà, l'établissement de certificats de résidence avait favorisé une première vague de retour : ces certificats devaient permettre de distinguer les émigrés des présumés émigrés. Ils devaient être signés par des témoins — les signatures étaient ensuite authentifiées — et vérifiées par l'autorité municipale. Souvent faux et délivrés avec facilité, ils avaient permis les rentrées clandestines. Pendant le régime consulaire, plusieurs autres mesures de pacification régularisent ces rentrées. La première, l'arrêté du 28 vendémiaire an IX (19 octobre 1800), permet aux Français émigrés qui ont fait l'objet d'une radiation provisoire ou définitive (des registres civils), de rentrer en France. En échange, ils doivent jurer fidélité dans les vingt jours à la publication de l'arrêté selon la formule suivante : « Je promets fidélité à la constitution ». Le Sénatus-consulte du 6 floréal an X (25 avril 1802) complète un peu plus l'œuvre de pacification du Consulat puisqu'il accorde l'amnistie générale aux émigrés10. La loi des otages du 24 messidor an VII (12 juillet 1799) est également supprimée : cette loi permettait d'arrêter les parents d'émigrés et les rebelles coupables d'émeutes ou de troubles insurrectionnels.


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