alexandre dumas - autographe manuscrit

Dumas (Alexandre, père)

(1802-1870)
Ecrivain français

Assurance contre les brigandages, Manuscrit autographe signé « Alex. Dumas », 2 pages un-quart in-folio sur papier bleu. Bel article écrit pendant le séjour napolitain d’Alexandre Dumas (vers 1860).
 
« Triompher de ce fléau qui est, non seulement une tâche de sang, mais de proue dans l'Italie méridionale »
 
« Assurance Contre Les Brigandages
Nous avions donc raison puisque l'on en vient aux conseils éternellement
donné par nous.
« Le brigandage ne doit pas être détruit vrai hormis dont et faut épargnés le sang pour une Grande Guerre – pour une guerre nationale, pour une guerre glorieuse.
Le brigandage doit être détruit par les villes par les villages par les associations de propriétaires. »
On nous écrit de la Basilicate qu'il s'est constitué une société de riches propriétaires qui d’accord avec le Préfet de la Province réunissent leurs hommes et leur argent. Ils demandent a concourir et prêtent leur aide et autorité militaire à la destruction du brigandage.
A la bonne heure voilà qui est intelligent voilà qui est logique voilà qui aura un résultat quand nous mettons sous les yeux de nos lecteurs des faits comme ceux du jeune Salvella quand on voit des syndics de capitaines de la Garde Nationale des Conseillers Municipaux trempés dans de pareilles infamies – croit on que les infamies puissent être détruites par les moyens ordinaires.
Non -
Si habile, si brave, si dévoué que soit un office de l'armée italienne étranger aux localités pourrait il faire ce qu'a fait gentilshommes du pays connaissant tout le monde et mu surtout par l'amitié qu'il portait à la famille Salvella.
Dix patriotes comme le chevalier Pamaréni éparpillés sur le théâtre du brigandage, et vous verrez l’effet produit.
Donc, qu'une ligne se fasse entre tous les bons patriotes, qu'ils songent bien que non seulement la fortune, la liberté, la vie des citoyens sang en jeu, mais qu'il y va aux yeux de l'Europe, de l'honneur italien. Intéresse à triompher de ce fléau qui est, non seulement une tâche de sang, mais de proue dans l'Italie méridionale.
Aux armes donc les propriétaires, aux armes les gardiens armés, aux armes tous les citoyens aimant leur pays, tous les paysans aimant leur famille – et que chacun apporte sa part de loyauté de courage et d'intelligence dans cette guerre où l'ennemi est d'autant plus dangereux, qu'il est lâche, déloyal et traître.
A.    Dumas »
 
En 1860, Alexandre Dumas s’installe à Naples pour trois ans, dans le sillage de l’expédition des Mille de Garibaldi. Il y crée un journal, L’Indipendente, grâce auquel il veut œuvrer à l’unification de l’Italie en dénonçant l’absolutisme bourbonien et ses fléaux, particulièrement le brigandage. Cette cause lui inspira de nombreux écrits. Dumas entreprend d’écrire l’histoire du brigandage qu’il considère comme « la plus éclatante manifestation de l’arriération mentale » de ce pays.
 

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