autographe révolution

Journée de Prairial (1795)

JOURNÉE DE PRAIRIAL (20 MAI 1795)
Lettre signée par dix conventionnels des Comités de Sûreté générale et de Salut public réunis, 1er prairial an III (20 mai 1795), au commandant du château de Saint-Michel(Général Lacombe Saint-Michel);

1 page in-folio; vignette et en-tête Le Comité de Sureté générale (fente réparée, petit manque dans un coin). Joint: un imprimé par G


Dusaulx, Rapport fait à la Convention Nationale sur la pompe funèbre du représentant Féraud, 15 prairial III (3 juin 1795).
 
Important document historique relatant les faits du 1er Prairial et le massacre du député Féraud.
 
« Du 1er Prairial l’an trois de la République française une et indivisible.
 
Nous te prévenons Citoyen que la Convention nale a été violée dans le lieu de ses Séances. Un de ses membres a été assassiné dans son Sein. Au milieu de cet affreux désordre la violence a arraché quelques décrets que la Convention libre s’empressera de rapporter, ainsi si tu reçois les ordres de mettre en liberté les individus qui sont soumis à ta garde, nous t’enjoignons d’attendre des ordres ultérieurs. Réponse par le courrier que nous te dépêchons. Salut et fraternité.
Les représentants du Peuple, Membres des comités de Sûreté générale et de salut public réunis ».
 
La lettre est signée par les Conventionnels François Bergoeing, Marie-Joseph Chénier, Sébastien La Porte, Jean-Baptiste Mathieu, Hugues Monmayou, Sylvain Pépin, Joseph Nicolas Pierret, Jacques Rabaut, Jean-Lambert Tallien, Claude-Alexandre Ysabeau.
 
Alors qu’une très dure crise économique sévit, le 1er prairial, les sans-culottes tentent une insurrection et envahissent la Convention. Le député Féraud que les insurgés prennent pour Fréron, le chef de la jeunesse dorée, est tué. Sa tête coupée, hissée au bout d’une pique, est présentée au président de la Convention (Boissy d’Anglas). Les insurgés réclament du pain et l’application de la constitution démocratique de 1793.
La Convention tergiverse et gagne du temps et laisse les sans-culottes regagnés leurs faubourgs. Le 23 mai, les bataillons des sections modérées de l’ouest de Paris encerclent le faubourg Saint-Antoine puis pénètrent dans les maisons, désarment et arrêtent les sans-culottes. Une commission militaire condamne à mort 36 insurgés, 18 à la déportation et 34 à la détention.
 
 
 2.200 €

(scan du document en entier sur demande)