madame campan autographe

Campan (Madame)

Jeanne Louise Henriette Genest dit (1752-1822)
Première femme de chambre de la reine Marie-Antoinette, Educatrice

Lettre autographe, sans lieu, 27 février 1821, à un Monsieur, 4 pages in-4. Touchante lettre de Madame Campan rendant compte de la situation délicate d’une famille.
 
« Vous aurez Monsieur, contribué à changer le sort des malheureuses filles de Mr le Moine ; on a acheté une partie des grabats de l’infortuné juge dont la vente a été faite pour les créanciers. Le pauvre magistrat devait plus de 8.000 f (…) 4 filles dont une morte il y a deux ans après avoir passé plusieurs années dans des souffrances (…) 1200 f pour soutenir cette famille pour avoir l’habit et les bas noirs sans trous, pour substanter ce corps bien chétif et bien maigre qui attestait la misère du pauvre Le Moine (…) quand les dettes ont été faites pour avoir et donner du pain, elles ne peuvent attester que l’intégrité et l’insuffisance de moyens (…) On a loué deux chambres pour Mlles Le Moine à l’Hôtel Dieu (…) la seconde cherche à se placer fille de boutique à Paris dans quelques grand magasin. Les bienfaits de votre tribunal, et les 150 f de pension (…) obtenus de la Duchesse de Berri, feront le sort de l’ainée, fille délicate et hors d’état de gagner sa vie (…) ».
 
Madame Campan fonda à Saint-Germain-en-Laye l’Institut nationale de Saint-Germain, un pensionnat de jeunes filles où furent élevées les filles de la haute bourgeoisie. Placée en 1807 à la tête de la Maison impériale d’Écouen (maison d’éducation de la Légion d’honneur), Madame Campan tomba en disgrâce après le retour des Bourbons. Elle se retira à Mantes où elle y mourût en 1822.
 
 
350 €