Expédition de Saint-Domingue

Expédition de Saint-Domingue
(1802-1803)

Ensemble de quatre lettres (1802-1803) de généraux français (Noailles, Lavalette du Verdier, Rochambeau et Watrin) portant sur les affaires de l’expédition de Saint-Domingue. Bel ensemble traitant notamment de la piraterie, des relations franco-anglaises, du soulèvement du Haïtien Dessalines, des problèmes de subsistances, des paiements, etc. 

 

 

*Louis-Marc-Antoine de NOAILLES (1756-1804). Général et homme politique français.

 

Lettre signée, Mole Saint Nicolas, 28 vendémiaire an 12 (21 octobre 1803), au commandant de vaisseau sir John Bligh, 2 pages in-folio, en-tête de l’armée de Saint-Domingue.

 

« Monsieur,

j’ai reçu la lettre obligeante dont votre excellence m’a honoré (…) la situation du mole relativement aux subsistances est plus favorable que celle qui a été présentée à votre excellence. Quant aux brigands nous n’en comptons plus le nombre. 

Il ne m’est donc pas possible d’écouter les propositions que votre excellence m’a adressées. Je ne doute pas que je ne trouve dans tous les temps dans la nation anglaise les sentiments qui dirigent les peuples civilisés et les communications que j’ai eu avec elle, m’assurent que dans aucunes circonstances ceux qui la représentent ne voudront s’en écarter (…)

Noailles ». 

 

Joint : deux copies d’époque de lettres du général de Noailles à sir John Bligh, relatives à la situation militaire de Mole Saint Nicolas.


 

*Jean-Pierre-Marie LAVALETTE DU VERDIER (1767-1804). Général français.

 

Lettre signée, Port-au-Prince, 6 thermidor an 11 (25 juillet 1803), à l’amiral anglais Duck Worth, commandant en chef les forces navales de sa Majesté britannique à la Jamaïque, 2 pages in-folio, en-tête de l’armée de Saint-Domingue.

 

« Monsieur l’Amiral,

 

Je viens d’écrire (au) gouverneur de la Jamaïque pour le prier d’accorder sa bienveillance à messieurs Fitzgerald et Guien, négociants distingués de cette place qui (…) ont été chargé par les habitants de Port-au-Prince de se rendre sous pavillon parlementaire à la Jamaïque afin d’y acheter les vivres nécessaires pour nourrir une population immense que la force des choses contraint de se réfugier ici et qui a consommé en peu de temps les vivres qu’on y avait conservés.

Ces malheureux, étrangers à nos discussions politiques, réclament, par l’organe de leurs envoyés, toutes vos bontés et je connais assez votre loyauté particulière ainsi que celle de la nation anglaise, pour être très convaincu que, malgré nos différents, vous voudrez bien donner à ces deux négociants la protection qui leur est nécessaire (…)

Vous n’ignorez pas, Monsieur l’amiral, que nos têtes sont infestées de barges de brigands et que malgré le pavillon sacré de parlementaire, ils n’en attaqueraient pas moins la goélette les deux amies expédiée pour la Jamaïque… »

 

 


*François WATRIN (1772-1802). Général français.

 

Lettre signée, Quartier général de Port Républicain, 25 brumaire an 11 (16 novembre 1802), au citoyen David Croy, 2 pages in-folio (bord effrangés), en-tête du Général de division Watrin, armée de Saint-Domingue.

 

Une des dernières lettres du général Watrin qui décèdera six jours plus tard de la fièvre jaune.

 

« Le général en chef Rochambeau en me laissant le commandement de ces deux divisions m’a dit que vous rendiez tous les jours les services les plus signalés. cet éloge du général en chef doit vous flatter et m’inspire pour vous la plus grande confiance que je suis sur que vous continuerez à justifier. 

Vous êtes sans doute instruit que Dessalines (empereur d’Haïti) après d’inutiles efforts a quitté entièrement les environs de Saint Marc. J’ignore au juste où il peut s’être posté avec toute sa bande. Je ne suis pas étonné qu’il voulut attaquer le Mirebalais afin que, il put inquiéter ensuite la plaine du cul de sac. Je vous engage à redoubler de surveillance… »

 

 

 


*Donatien-Marie-Joseph de ROCHAMBEAU (1755-1813). Général français.

 

Document signé, Quartier général du Cap, 29 brumaire an 12 (21 novembre 1803), 1 page in-folio, en-tête du général de brigade J. Boyé, Armée de Saint-Domingue.

 

« Conformément aux dispositions du général en chef, le payeur principal de la colonie payera, en acompte aux différents corps de l’armée désignée ci-dessous, les sommes portées ci-après… »

 

On joint une lettre autographe signée du même Rochambeau à Alexandre Berthier, Paris, 17 pluviôse an 8 (6 février 1800), au sujet de ses aides de camp.

 

 

 

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