autographe napoleon

Roberjot (Claude)

(1752-1799)
Conventionnel

Assassiné près de Rastadt.
 
Lettre autographe signée, Paris, 13 pluviôse an 4e (6 février 1796), au citoyen Derniant, « secrétaire à la 3e division du ministère de l’Intérieur », 1 page in-4. Rare lettre de Claude Roberjot appuie une réclamation auprès du Ministre de l’Intérieur.
 
« Je viens, citoyen, solliciter de nouveau pour la citoyenne Rétier Tournois, qui a réclamé depuis plus d’une année, fait au comité de secours de la convention nationale, fait au bureau des Ministres, l’obtention d’une place dans la maison des incurables, agée, infirme, et sans moyens de subsister, elle est à la charge de ses parents qui vivent à peine, à  raison de la cherté des denrées.
Je vous prie donc très instament, de vous faire représenter sa réclamation, d’en faire préparer le rapport, et de la soumettre sans délai, au Ministre (Pierre Bénézech), que j’ai prié pour qu’il donne promptement sa décision.
Veuillez m’instruire des obstacles qui s’opposeraient à cette affaire, et portez y le plus grand intérêt, j’attends de votre complaisance, une réponse favorable.
Salut et fraternité
Roberjot »
 
Joint : Affiche d’époque annonçant l’assassinat de Roberjot, Bonnier et Debry (ce dernier n’étant que blessé) en 1799, 1 page in-plano (45 x 57 cm environ), déchirures et traces d’humidité :
 
« LE NEUF FLOREAL DE L’AN VII, à neuf heures du soir, LE GOUVERNEMENT AUTRICHIEN a fait assassiner par ses troupes les ministres de la République française, BONNIER, ROBERJOT et JEAN DEBRY, chargés par le Directoire exécutif de négocier la paix AU CONGRES DE RASTADT.
Leur sang fume… Il demande… Il obtiendra vengeance »
 
Claude Roberjot avait été curé à Mâcon, sa ville natale, quand la révolution éclata. Il se maria, fut envoyé à la Convention après la Terreur, fut nommé commissaire à l’armée de Pichegru, ambassadeur auprès des villes hanséatiques, puis ministre plénipotentiaire au congrès de Rastadt (1798). Des hussards autrichiens l’égorgèrent, ainsi que son collègue Bonnier, au moment où il quittait Rastadt pour revenir en France. 
 
 
300 €