Comité de salut public lettre autographe

Comité de Sûreté générale

Lettre signée par Antoine-François Gauthier (1752-1838)
Jacques-Charles Bailleul (1762-1843) et Pierre-Marie Delaunay (1755-1814), Paris, 4 vendémiaire an IV (26 septembre 1795), aux citoyens composant le Comité civil de la Section du Théâtre Français; 1 page in-folio, en-tête Convention nationale, Comité de Sûreté générale

Section de la Police de Paris, vignette, adresse avec cachets.
 
Invitation à communiquer au Comité de Sûreté générale les arrêtés pris par les assemblées primaires depuis que la Convention à proclamé l’acceptation de la nouvelle Constitution et la sanction des décrets des cinq et treize fructidor.
 
« Aux Citoyens composant le Comité Civil de la section du Théâtre François.
La Convention Nationale nous a chargés, citoyens, de rendre compte aujourd’hui des arrêtés qui ont été pris par les assemblées primaires depuis qu’elle a proclamé le vœu du peuple sur l’acceptation de la constitution et la sanction des décrets des cinq et treize fructidor ; en conséquence, nous vous invitons à nous adresser sur le champ les extraits de tous ceux qui auraient été publiés et affichés dans l’étendue de votre section et qui auraient reçu quelque exécution à l’extérieur des dittes assemblées. Nous sommes persduadés que vous vous empresserés de remplir votre devoir en nous mettant en état de satisfaire au décret de la Convention Nationale. »
 
La Section du Théâtre français (anciennement Section Marat) était, politiquement, une des sections les plus avancées. Elle comptait parmi ses membres de nombreux dirigeants cordeliers. Compromise dans la tentative des Cordeliers en ventôse an II, la section est durement frappée par la répression qui suit la condamnation d’Hébert. Elle participera activement à l’insurrection de vendémiaire.
 
La Convention nationale venait de promulguer le 22 août 1795, une nouvelle constitution (dite Constitution de l’an III). Cette constitution jetait les bases d’un nouveau régime politique : le Directoire. Le 23 septembre 1795, la constitution était acceptée par 1.057.390 oui contre 49.978 non.
Mais les milieux royalistes s’insurgent contre un décret que les Thermidoriens prirent le 18 août. A savoir que les deux-tiers des membres des nouveaux conseils législatifs devront être choisis parmi les Conventionnels. Exaspérés, les royalistes déclenchent une insurrection armée et menacent le Convention. Le 5 octobre, ils sont écrasés par le tout jeune général Bonaparte (surnommé par la suite « général vendémiaire »).
 
 
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