cadoudal autographe

Cadoudal (Georges)

(1771-1804)
Général chouan

Opposant à Napoléon Ier.
 
Deux imprimés, « Signalemens de plusieurs individus dont la recherche et l’arrestation sont ordonnés par le Gouvernement », Fontenay, imprimerie de A.V. Habert, (janvier 1801), 2 bifeuillets de 4 pages in-folio chacun, en-tête « 5e division. Police secrète ».
 
« 12.000 livres de récompense » pour l’arrestation de Cadoudal et des « assassins » de l’attentat contre Bonaparte.
 
« N°1er CADOUDAL (Georges), dit Larive, dit Masson, né aux environs de Vannes, ancien chef de rebelles, taille de 5 pieds 3 à 4 pouces, extrêmement puissant, très-ventru ; beau teint, frais, blanc et coloré, peau très-unie et lisse, point de taches, yeux gris… »
 
Après l’explosion de la « machine infernale » qui visa Bonaparte sans succès lors de son passage rue Saint-Nicaise à Paris le 3 nivôse an IX (24 décembre 1800), la police établit rapidement l’implication des milieux royalistes dans cet acte. Bonaparte qui avait alors besoin de frapper les jacobins, prit prétexte de l’événement pour faire déporter une centaine de personnes, mais le tenace Fouché fit poursuivre les investigations jusqu’à obtenir les noms des vrais responsables.
 
Ces avis de recherche sont lancés par le ministre de la Police Joseph Fouché, ciblant 29 personnes dont George Cadoudal, des proches de celui-ci et des participants à l’organisation de l’attentat : Picot de Limoelan (« un des auteurs de l’attentat du 3 nivôse »), Villeneuve (« aide-de-camp de Georges »), Audran (« chef de canton sous Georges »), Cotillon (« marin attaché à Georges »), Lahaye (« un des assassins du 3 nivôse »).
 
Ces avis constituent de véritables portraits de la rébellion royaliste. Les notices nominatives déclinent l’identité et l’origine, les surnoms, les signes physiques distinctifs, l’habillement, le comportement, des antécédents, etc.
 
Nous joignons : une lettre circulaire d’accompagnement imprimée du préfet de la Vendée (Jean-François-Honoré Merlet) adressée aux maires du département : « Je vous transmets (…) des exemplaires de signalemens très importants (…) Je suis autorisé à vous dire qu’il y aura 12,000ll de récompense pour celui qui aura fait arrêter un des individus cy désignés ».
 
Cadoudal sera finalement arrêté le 9 mars 1804 en compagnie de Burban, Gaillard et Joyaut.
 

1.800 €