Joseph Fieschi autographe

Fieschi (Joseph)

(1790-1836)
Régicide corse, organisateur d’un attentat à la machine infernale contre Louis-Philippe et la famille royale

Pièce autographe signée « Fieschi », La Conciergerie (Paris), 1er décembre 1835, 1 page in-4 (renforcée aux plis au dos).
 
Emouvant document de Fieschi en prison, quelques semaines avant sa mort. Certificat pour son gardien de prison.
 
« Fieschi Joseph natif de Departement de la Corse détenu à la Consiergerie, pour atentat contre la persone de Roi il fue blaissé au moment quil mi le feu à sa machine emfernale et conduit à la Consiergerie depui le 28 juillet 1835. Il croarait manquer à son devoir, s’il n’en rendrait pas justice aux sourveglanc quil lui fure destiné par ordre de Ministre de l’intérieur, et monsieur le préfet de Police, atteste que le nomé Allain sourveglant à la Conciergerie que riens à estait négligé par lui, pour sourvenir au dévant de tous mé soin et que l’houmanité éxigé dans ma grave maladie par conséquence je rends justice que le icci nômé il se conduit d’une manière, et quil est exant de reproche (…)
Fieschi ».
 
Joseph Fieschi avait organisé le 28 juillet 1835 (à l’occasion du 5e anniversaire de la révolution de Juillet), un attentat contre le roi Louis-Philippe. Utilisant une arme artisanale (la « machine infernale »), Fieschi manque son attentat. Néanmoins, le bilan est lourd : 19 morts dont treize sur le coup et 42 blessés. Fieschi sera guillotiné le 19 février 1836.
 
On joint : Une lettre signée de la veuve Lassave, mère Nina Lassave  (maîtresse de Joseph Fieschi), au Président du Conseil, 10 octobre 1835, demandant une indemnité à la suite de sa détention.
 
 
 
1.200 €