Joseph Fieschi autographe

Fieschi (Joseph)

(1790-1836)
Régicide corse, organisateur d’un attentat à la machine infernale contre Louis-Philippe et la famille royale

Lettre autographe signée, prison de la Conciergerie (Paris), 8 janvier 1836, à son avocat Maître Patorni, 2 pages in-4, adresse. Lettre de prison quelques semaines avant son exécution.
 
« Ma vie me devient a charge tous les jours. Elle este un grand fardeaux… »
 
« Mon cher compatriotte,
J’ai recue vottre lettre en date de 8 courant. Jettait persuadé que vous ettait malade (?) je me voyé prive de vottre visite. Car sait com mon compatriotte et sur tout que je vous distinge parmi les autres. Malgré que je nen me plain de persone et sur tout que je nais contracte aucune obligation (…) Jai parle à Monsieur Chaix d’Estange il me dict qu’il consentira volontié que je lai observé que vous nen les empeche en rien dans sa defense mais que appres tous vous nen serais charge que de me prendre au berseau, prendre la Corse dans sa montagne et depaindre le caractère du pays, sans vous ettendre sur autre chose et pour mon compte je suis satisfait quil se soit arange ainsi. (…)
Je vous prie de m’apporter listoire de l’empire pour me distrere.
Car je nais bin besoin que je langi beaucoup. Ma vie me devient a charge tous les jours. Elle este un grand fardeaux pour moi aujourd’hui (…)
Fieschi ».
 
Joseph Fieschi avait organisé le 28 juillet 1835 (à l’occasion du 5e anniversaire de la révolution de Juillet), un attentat contre le roi Louis-Philippe. Utilisant une arme artisanale (la « machine infernale »), Fieschi manque son attentat. Néanmoins, le bilan est lourd : 19 morts dont treize sur le coup et 42 blessés. Fieschi sera jugé le 30 janvier 1836 et guillotiné le 19 février de la même année.
 
Vendu