Billaud-Varenne (Jacques-Nicolas)

(1756-1819)

Avocat, député montagnard à la Convention nationale, membre du comité de Salut public.



Lettre signée, Paris, 14 août l’an quatrième (1792), au président de la Section du Temple, 1 page in-4, en-tête de la Municipalité de Paris, procureur de la Commune, adresse et restes de cachet de cire rouge.

 

Quelques jours après la journée du 10 août, Billaud-Varenne organise la mise en place d’un Tribunal criminel.

 

« L’assemblée nationale a rendu, Monsieur le Président, un décret qui ordonne sans délai la formation d’une Cour martial, le peuple attend cette institution, il la veut prompte ; je vous prie donc, Monsieur le Président, de vouloir bien faire procéder dans le jour à l’élection des membres qui doivent le composer afin que le conseil général remplisse l’engagement qu’il a contracté envers le peuple que ce tribunal serait établi avant minuit.

Billaud Varenne ».

 

Le tribunal criminel extraordinaire, dit également « tribunal du 17 août » en référence à sa date de création, fut la première initiative pour mettre en place un régime d’exception. Tribunal exceptionnel, il était chargé de juger sommairement les personnes refusant d’acter l’abolition de la Monarchie en France et l’emprisonnement du Roi à la prison du Temple. Installé au Palais de Justice dans la Grande Chambre, rebaptisée « Salle de la Liberté », il n’aura à juger que d’une soixantaine d’affaires jusqu’à sa suppression (provisoire) le 29 novembre 1792. Y seront avant tout traduits des acteurs de la journée du 10 août tandis que son office aura lieu pendant et juste après les massacres de septembre commis entre les 2 et 6 septembre 1792. 


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