Napoléon III autographe

(Napoléon III / Élections de 1848)

(1808-1873)
Empereur des Français

« Comité national et indépendant pour l’élection de Louis-Napoléon Bonaparte à la Présidence de la République française (…) Manifeste », imprimé de quatre pages in-4, Paris, 10 novembre 1848, imprimerie Napoléon, Chaix et Cie

 

Nous joignons un bulletin de votre en faveur de Louis-Napoléon Bonaparte, 1 page oblongue (9,3 x 6,3 cm).

 

Déclaration du candidat Louis-Napoléon Bonaparte aux élections présidentielles prévues les 10 et 11 décembre 1848 sous le Deuxième République.  

 

« Le choix du président de la République est l’acte le plus grave que nous ayons encore eu le droit et le devoir d’accomplir. L’Assemblée nationale a délégué à ce magistrat suprême des pouvoirs très étendus (…) Jamais peut-être la France n’a eu à résoudre tant de problèmes, à se tirer de circonstances plus difficiles. Partout l’inquiétude règne, le commerce souffre, l’industrie est languissante, le numéraire circule avec peine (…) le travail manque aux bras qui le sollicitent ; la faim torture des classes, des populations entières, et il n’est pas un citoyen qui ne tourne vers l’avenir des regards pleins de défiance (…) quelles sont les qualités les plus nécessaires à un chef politique ?

(…)

On doit surtout chercher en lui de généreux sentiments, la modération, la tolérance, un esprit impartial, une bienveillante sympathie pour les malheurs qui affligent un si grand nombre d’entre nous et menacent le reste (…) Un chef astucieux ou exclusif serait en ce moment un véritable fléau, qui nous plongerait dans un abime d’infortunes et compromettrait l’existence même de la République. Éloignons donc avec soin les hommes de fraude, les hommes de violence, les hommes systématiques ; éloignons ces démocrates de la veille qui trahissent leurs principes le lendemain, les hypocrites dont le dévouement n’est qu’une ruse ambitieuse, les individus dont le nom seul éveillera toujours en nous de cruels souvenirs (…) Nous avons en conséquence, arrêté notre choix sur Louis-Napoléon Bonaparte. De tous les candidats plus ou moins sérieux dont les noms circulent dans la presse et dans les entretiens, lui seul réunit les conditions voulues ; seul il promet à la France un avenir de progrès, de calme et d’indépendance, un avenir où la dignité nationale ne sera point sacrifiée.

 

Ses livres, ses paroles, sa conduite, le prouvent péremptoirement. Lorsqu’il était prisonnier au fort de Ham, ne publiait-il pas, en 1844, la brochure qui a pour titre : Extinction du paupérisme ? n’a t-il pas, dans cet opuscule, montré la plus noble sympathie pour les misères du peuple ?… ».

 

 

Louis-Napoléon Bonaparte fut élu Président de la république  au premier tour au suffrage universel masculin avec une écrasante majorité de 74,33 % des votes (contre 19,61 % pour le candidat des républicains modérés Louis-Eugène Cavaignac et 5,07 % pour le parti de la Montagne avec Alexandre Ledru-Rollin).

 

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