Lafarge (Marie)

(17816-1852)
Accusée d'avoir empoisonné son mari Charles Lafarge. 

Lettre autographe signée, sans lieu ni date, (circa 1840), à un « Monsieur », 1 page in-8.

 

« Mon innocence… »

 

« Je vous remercie, Monsieur, du généreux accueil que vous avez bien voulu faire à ma prière. Je vous remercie de m’avoir rendu le droit de faire un peu de bien. Dieu laisse monter jusqu’à lui l’action de grâce du pauvre.

Mon innocence vous devez, monsieur, sa conquête d’un nouvel avocat.

Soyez en béni, et permettez moi d’ajouter votre nom, aux noms gravés dans le souvenir de ma pensée par la reconnaissance et l’estime.

Marie Cappele ».

 

Accusée d'avoir empoisonné son mari à l'arsenic (alors que ce dernier serait probablement mort d'une indigestion suite à l'absorption d'un gâteau mal conservé), Marie Lafarge fut condamnée en 1840 aux travaux forcés à perpétuité et à l'exposition sur la place publique de Tulle. 

Elle aurait été selon certains l'arrière-petite-fille de Philippe Egalité et de Mme de Genlis et l'on se bouscule pour assister au procès d'une femme de bonne famille. L'affaire est considérée par beaucoup déjà à l'époque comme bâclée, et politique comme l'illustre la querelle d'expert entre François Vincent Raspail (révolutionnaire) qui mettra en cause, trop tard, les conclusions hâtives de Matthieu Orfila (royaliste proche des orléanistes).


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