Georges Danton autographe

Danton (Georges)

(1759-1794)
Homme politique et révolutionnaire français

« Loi du 19 août 1792 », Document signé, Paris, le 26 août 1792. 2 pages in-folio, cachet à l’encre rouge. 

 

L’Assemblé nationale réorganise le troisième bataillon des Gardes nationale des Langres après des actes d’incivisme.

 

« L’assemblée nationale, considérant que le danger de la Patrie ne permet pas de retarder l’organisation du troisième bataillon de la Garde nationale de Langres ni d’en laisser le commandement aux Officiers qui ont été provisoirement suspendus pour cause d’incivisme, par délibération de la commune de Langres en date du quinze mai 1792 décrète qu’il y a urgence.

 

l’Assembée nationale après avoir décrété l’urgence, décrète  définitivement ce qui suit :

 

Art. Premier

 

La Nomination des Sieurs Piétrequin fils commandant du troisième bataillon de Langres - Strapard commandant en second, Thevenost apothicaire adjudant major, Marque-Lanty porte drapeau, Gaucher capitaine, Pelletier, Roy, Boulanger et Conty, officier au même bataillon, fait les dix huit et vingt six mars et neuf avril 1792 est nulle.

 

Art. 2.

 

Et sera procédé immédiatement au remplacement des officiers désignés à l’article précédent conformément à la Loi du quartorze octobre 1791.

 

Art. 3

 

Au nom de la Nation, le Conseil Exécutif provisoire mande et ordonne à tous les Corps administratifs et Tribunaux que les présentes ils fassent consigner dans leurs registres, lire, publier et afficher dans leurs Départements et ressorts respectifs, et exécuter comme loi en foi de quoi nous avons signé ces présentes, auxquelles nous avons fait apposer le sceau de l’Etat.

 

À Paris,  le vingt sixième jour du mois d’Août, mil sept cent quatre vingt douze, l’an quatrième de la Liberté.

Signé Servan et contresigné Danton et scellée du sceau de l’Etat.

Certifié conforme à l’original.

 

Danton » 

 

Georges Danton avait été nommé ministre de la Justice le 10 août 1792, quelques heures après la prise du château des Tuileries. À la mi août, le pouvoir exécutif doit faire face à la menace intérieur qui se manifestent par de nombreux soulèvements contre-révolutionnaires (en Bretagne, Vendée et dans le Dauphiné) et doit dans l’urgence préparer le pays à sa défense extérieure. Les troupes austro-prusiennes continuent de stationner aux frontières et sont prêtes à envahir l’est de la France (le 23 août, Longwy capitulera). Le document est signé quelques jours avant la bataille de Verdun (29 août 1792).

 

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